Nov. 08 19

Version imprimable Le Télégramme, Extraction de sable. Les opposants toujours dubitatifs

Article du 18/11/2008



Revue de presse

Comme l'avait annoncé le préfet du Morbihan, une deuxième réunion du comité de suivi "PER Sud Lorient" est venue compléter celle du mois d'octobre.



Extraction de sable. Les opposants toujours dubitatifs



PER Sud Lorient, comité de suivi du 18/11/2008, photo Le Télégramme

Débat à fleurets mouchetés entre les opposants au projet, les scientifiques et les représentants de Lafarge, sous la présidence attentive de Laurent Cayrel, préfet du Morbihan.

Vendredi, associations, élus et professionnels se sont retrouvés à Erdeven, pour un nouveau débat sur le projet d’extraction de sable du cimentier Lafarge, qui avait mandé des scientifiques.

«Vous avez une intuition, nous avons des outils et des méthodes». La réplique des scientifiques mandatés par les cimentiers Lafarge aux associatifs, professionnels et élus inquiets, résume le débat technique souhaité par le préfet (*) autour des impacts possibles des extractions de sable marin voulues entre les côtes de Gâvres à Quiberon et Groix. Vendredi matin, à Erdeven, le débat portait sur les aspects géologiques, halieutiques et les alternatives. Pour la géologie, l’affirmation des scientifiques d’un gain de 100 ha des dunes sur la mer depuis 1952 a laissé dubitatif. «C’est nous prendre pour des lapins de six semaines !», s’offusquait Alain Bonnec (Peuple des Dunes). «Ce débat oppose un refus affectif à une réalité scientifique», objectait Jean-Marc Goldberg, de Lafarge.

L’aspect halieutique a été présenté par l’opposant Yves Lebahy, de l’UBS, comme le plus important, véritable «épée de Damoclès» pour les planctons toxiques que la turbidité pourrait favoriser (risques sanitaires et économiques). Les scientifiques ont été moins catégoriques. Sur l’aspect nourricerie du périmètre, les pêcheurs les ont taclés sur l’insuffisance des bases de leur étude. Enfin, sur la contre-proposition d’Yves Lebahy d’extraire plus loin et plus profond, Lafarge a opposé la question de la taille des bateaux suceurs. Yves Lebahy concluait ce débat par un appel à la prudence. Les élus, eux, insistaient sur l’objectivité des approches affectives de la population. Quant à la question de Jérôme Loire, ostréiculteur, elle est restée sans réponse : « Si notre incertitude se vérifie dans 40 ou 50 ans, qui va payer la casse ? ».

* Ce débat préludait l’échéance de janvier 2009 où Lafarge doit opter entre demander la concession d’exploiter pour 30 ans ou un nouveau permis de recherche.

«La population n’attend qu’un signe»

«Les lignes ne bougent pas, on n’est pas entendu», notait, à l’issue de la réunion, André Berthou, du collectif Le Peuple des Dunes, en laissant entendre qu’un appel à la mobilisation populaire pourrait être lancé, le jour venu : «On a le soutien de la population, de bons contacts avec les élus, les pêcheurs, les ostréiculteurs, etc. Ils n’attendent qu’un signe».

Le Télégramme
édition du 18/11/2008


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