Jui. 08 26

Version imprimable Morbihan, fermeture du GERBAM... Lafarge bénéficiaire ?

Le Peuple des Dunes solidaire des salariés du GERBAM


GERBAM Photo Ouest-France


Bonjour à vous, Journée difficile au GERBAM  ce jeudi 24 juillet 2008

 
Ci-joint notre déclaration , adressée au ministre de la défense qui parait-il ignore les problèmes d'environnement et de Natura 2000 au GERBAM de Gâvres.
Un courrier de H. MORIN , ministre de la défense aux entrepreneurs dont "Lafarge" : la vrai raison de fermer le GERBAM serait-elle les besoins de Lafarge sur l'extraction de sable en mer et en zône ,voir proche de zône  Natura 2000 en mer ?

Recevez mes salutations et je vous souhaite de bonnes vacances.
Job Le Méné

PLOUHINEC le 24 juillet 2008
 
Déclaration des Syndicats
CFDT-CGT-CFTC-UNSA et CGC du GERBAM de GAVRES

 
Monsieur Hervé Morin, Ministre de la Défense, sous couvert de Monsieur François Coté, directeur du CELM de Biscarrosse  
 
La DGA et le Ministre de la Défense mettent les personnels du GERBAM dehors. Alors, nous tenons à recevoir vos informations sur les restructuturations à l’extérieur de ce bâtiment de Direction. Nous dénonçons vos méthodes qui consistent  à délaisser sans la moindre concertation qui mérite son nom les organisations syndicales et les personnels.
Nous dénonçons également le choix que vous avez fait de reporter sans cesse depuis les élections municipales l’annonce de ces restructurations, en profitant que les personnels soient en congés pendant cette période estivale.
Bel exemple de courage pour un chef des armées !
Vous décidez , ce jour du 24 juillet 2008, la mort du GERBAM, centre d’essais et d’expérimentations qui a vu le jour en 1830, le plus vieux de France, mais aussi celui qui a su s’adapter au monde moderne et aux besoins des trois armées.
Vous décidez, sans concertation avec les organistions syndicales et sans considération pour les personnels, de remettre le site à la marine avec pour seule activité un accroissement sensible de l’entraînement des forces. 
C’est une belle connerie !! Vous pourrez l’ajouter à votre palmarès !!!  
Quel gâchis !
Gâchis de compétences qui seront perdues chez les ouvriers, techniciens et ingénieurs : un savoir-faire en matière d’essais reconnu de tous, bâti sur six générations de travailleurs depuis la Commission d’Expériences de Gâvres jusqu’au GERBAM d’aujourd’hui !
Gâchis sur les économies escomptées par le gouvernement : la RGPP ne s’applique pas au GERBAM puisqu’il ne reste chez nous que le cœur du métier. L’application de cette RGPP est un mensonge : le coût des transferts se monte à 18 M€ annuels que devront supporter les contribuables français !
Gâchis pour les personnels qui ont tant donné et qui vivent au quotidien l’inquiétude du lendemain !
Gâchis pour l’environnement : près de deux siècles d’activités acceptées par les communes environnantes, un équilibre séculaire s’était installé entre les riverains et les associations de protection de l’environnement et le GERBAM.
Notre centre avec ses personnels est reconnu en qualité environnementale ISO 14001 et nous ne sommes pas nombreux à l’avoir obtenu au ministère de la défense. Situé en zone Natura 2000, notre site dunaire fait partie également du Réseau «Grand Site » sur lequel on trouve 20 habitats d’intérêt communautaire, dont deux prioritaires. Le site est protégé par l’Europe de l’Environnement.
A ce jour, aucune enquête, pas la moindre concertation n’a été menée sur l’évolution envisagée des activités du GERBAM.
Le DOCOB n’a pas été revu et nous considérons que dans cet élément demeure un problème majeur que la DGA  et vous Monsieur le Ministre avez délibérement occulté : l’aspect environnemental doit être respecté !
Vous en serez redevable envers les communautés.
Enfin, nous ne pouvons que remercier les communes, les maires et certains députés ainsi que des associations écologiques de nous aider dans notre combat !
 
Recevez, Monsieur le Ministre, nos salutations.
Pour les organisations syndicales CFDT-CGT-CFTC-UNSA et CGC

Job Le Méné

Morin : arbitrage de "l'essentiel" des fermetures des casernes

Les militaires vont-ils bientôt savoir à quelle sauce ils vont être mangés ?

Alors que nombre d'entre eux attendent de faire leurs valises et leurs cartons, sans savoir quelle sera leur prochaine affectation, le ministre de la Défense, Hervé Morin, a indiqué dimanche sur BFM-TV qu'il avait déjà rendu "l'essentiel" des arbitrages sur les restructurations militaires et fermetures de casernes.

Les élus locaux croisent quant à eux les doigts, sans toutefois croiser les bras ...

"Les arbitrages sont pour ma part rendus pour l'essentiel ” a ainsi déclaré Hervé Morin, ajoutant qu'il terminait actuellement la consultation des élus. “ Je présenterai mes propositions au président de la République, qui tranchera" pour le 3 juillet, a-t-il par ailleurs annoncé.

Nicolas Sarkozy a confirmé mardi que le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale prévoyait la suppression de 54.000 postes sur six ou sept ans. Une réduction des effectifs des armées qui s'accompagnera de fermetures et de transferts de bases et de casernes.

Au total, selon François Cornut-Gentille - député UMP de la Marne chargé, avec le socialiste Bernard Cazeneuve, de la mission de contrôle de la refonte de la carte militaire à l'Assemblée - une centaine d'implantations seraient concernées. Mardi soir, le ministre de la Défense a évoqué quant à lui "20 ou 30 sites majeurs" affectés.

Hervé Morin a par ailleurs écrit aux grands patrons français pour leur proposer de s'implanter sur les sites militaires qui seront prochainement libérés, indiquant même avoir "écrit à toutes les entreprises cotées en bourse".

"Certaines de ces emprises militaires telles que les casernements, les ateliers, les économats, les bases aériennes avec ou sans plate-forme aéroportuaire..., pourraient accueillir une société comme la vôtre pour les investissements que vous envisagez", a-t-il mentionné dans sa missive. Cette installation, fait-il également valoir, pourrait "bénéficier du soutien de l'Etat dans le cadre de sa politique d'aménagement du territoire".

En destinataires du courrier, bon nombre d'entreprises du CAC 40
(AXA, Carrefour, Lafarge, Michelin, PSA, Renault, Sanofi-Aventis, Saint-Gobain, Suez, Total et Veolia environnement) ainsi qu'Auchan, Danone, Gaz de France, Panhard ou encore Thales. Des entreprises de transport seront également sollicitées.

"J'ai au moins entre 30 et 40 entreprises intéressées par des investissements dans ces sites" a-t-il précisé dimanche.

Six mois après la réforme Dati et le redécoupage de la carte judiciaire qui s'était conclu par la fermeture de plusieurs tribunaux, les élus de la majorité craignent de revivre la même mésaventure avec les casernes de leur circonscription. Ainsi, une dizaine de parlementaires UMP, dont les anciens ministres Gérard Longuet et Christian Jacob, sont montés au front, demandant à l'État de ne pas "déserter" et exigeant "des compensations" en matière d'aménagement du territoire. Député UMP de la Meuse et coordonnateur de cette fronde, Bertrand Pancher considère que la fermeture des casernes pourrait avoir des conséquences économiques désastreuses dans certaines zones rurales.

Au total, Bertrand Pancher et François Cornut-Gentille recensent une dizaine de cas "problématiques" et trois à cinq cas "critiques". Ces points sensibles concerneraient notamment Bitche (Moselle), Bourg-Saint-Maurice (Savoie), Cambrai (Nord), Charleville-Mézières (Ardennes), Châteauroux (Indre), Colmar (Haut-Rhin), Commercy (Meuse), Dieuze (Moselle), Dijon (Côte-d'Or), Lunéville (Meurthe-et-Moselle), Luxeuil (Haute-Saône), Nantes (Loire-Atlantique), Reims (Marne) et Sourdun (Seine-et-Marne).

Selon un document interne de l'état-major de l'armée de terre révélé par «Libération», et qualifié de «document de travail» par le ministre de la Défense, quelque trente garnisons pourraient fermer d’ici à 2012, et plus d’une dizaine de régiments seraient dissous.

Le document, daté du 4 février 2008, concerne des «opérations domaniales et infrastructures» liées à la réorganisation des armées dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP), selon le quotidien «Libération».

Hervé Morin, a fait valoir que ces questions feront l'objet d'une «réflexion inter armée», autrement dit, associant les trois armes (terre, air et marine), et qu'elle devra «intégrer l'ensemble des priorités du Livre blanc» sur la défense et la sécurité nationale.

Selon le document publié par "Libération", des unités seront supprimées et d'autres transférées. Seraient supprimées les garnisons de Limoges, Lunéville, Versailles (partiellement), Noyon, Saarburg (Allemagne), Bourg-Saint-Maurice, Senlis, Bitche, Laon-Couvron, Commercy, Fontevraud (partiellement), Charleville-Mézières, Sourdun, Joigny, Chaumont, Dieuze, Rambouillet, Chateauroux, Arras, Givet, Briançon et Barcelonnette. De plus petites implantations doivent également être dissoutes à Château-Chinon, Fourchambault, Guéret, Neuvy-Pailloux, Tulle, Langres, Saint-Florentin et Bruz.

Sources : Reuters, AFP, Usine Nouvelle, Le Point, Libération
http://www.leblogfinance.com/2008/06/morin-arbitrage.html


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