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Version imprimable Ouest-France. Extraction de sable : Lafarge cherche le dialogue

Extrait article du 04/09/2007

Revue de presse

Bretagne, Lafarge préfère le bétonnage du littoral
à la préservation de la biodiversité marine


Alors que le collectif Peuple des dunes prépare la grande soirée de soutien "
danse avec les dunes", qui aura lieu samedi 8 septembre à Port-Louis, le groupe Lafarge, sans doute peu satisfait de sa campagne de communication en super-marché, reprend l'offensive par l'intermédiaire de la presse locale. Voici l'article paru dans le quotidiens Ouest-France Lafarge reprend les éléments de sa communication qu'il a déjà développé depuis que son projet a été sorti de la confidentialité par l'association gâvraise ASPLPG et son président André Berthou (pilote du collectif Peuple des dunes).

vous trouverez sur ce blog, avec les arguments, permettant de mieux comprendre les risques et les enjeux de ce projet.

Ouest-France

Une toupie de béton Lafarge au moment de la construction du pont urbain entre Lanester et Lorient. Le tablier de l'ouvrage a consommé 1 000 m3 de béton.  :Patrick Guigueno
Une toupie de béton Lafarge au moment de la construction du pont urbain entre Lanester et Lorient. Le tablier de l'ouvrage a consommé 1 000 m3 de béton. : Patrick Guigueno
 
Extraction de sable : Lafarge cherche le dialogue

A cinq jours d'un rassemblement des opposants à Port-Louis, l'industriel sablier réexplique sa démarche, argumente et donne son calendrier.


Les dirigeants de Lafarge le reconnaissent : ils n'arrivent pas à établir le dialogue avec le collectif du Peuple des dunes. «Les conditions sont difficiles. Si dans quelques mois, nous en sommes encore au même stade, nous pourrions faire appel à une médiation institutionnelle», a annoncé hier Jean-Marc Golberg, président de Lafarge Granulats Ouest. Le cimentier a décidé de réexpliquer les fondements de son projet d'extraction de sable au large de Gâvres entre Groix et la presqu'île de Quiberon.

Les arguments économiques. La filière compte 1 000 emplois directs et 3 000 emplois indirects dans 120 carrières en Bretagne, «qui font travailler 100 000 professionnels du bâtiment.» Sur les 8 millions de tonnes de sable utilisées pour fabriquer des bétons en Bretagne, il faut trois millions de tonnes de sables marins, « pour faire un béton de qualité », précise Jean-Marc Golberg. «La France exploite 7 millions de tonnes de sables marins contre 22 millions en Grande-Bretagne et 40 aux Pays-Bas. En outre, nous certifions que pas le moindre kilo de sable ne serait exporté en Grande-Bretagne.»

Des «contre-vérités». Lafarge n'a rien à voir avec les projets cimentiers du port de Lorient, affirme l'industriel. Le projet de construction du port sablier du Rohu à Lanester «n'a pas de lien direct avec le permis exclusif de recherche», indique Jean-Marc Golberg. «Même si demain nous déposons à Lanester du sable en provenance de la zone de recherche en cas de permis d'exploiter.»

Le sable. Les études sur la stabilité du littoral seront disponibles au cours du mois d'octobre. «Elles montrent qu'il n'y a pas de liaison directe entre la zone de recherche et le système sédimentaire de la plage. Les sables qui se trouvent sur la zone ont été déposés il y a 8 000 ans et n'ont jamais bougé depuis. Si ce gisement était exploité durant 20 à 30 ans, cela représenterait moins de 1 % de la réserve de sable existante.»

Pas de deuxième permis exclusif de recherche. Courant août, on a parlé d'un deuxième permis exclusif de recherche sur une zone plus proche de Groix. Les Sablières de l'Atlantique ont démenti formellement à notre confrère Le Marin avoir déposé une telle demande. «À ce jour, il n'y a aucun autre permis de recherche déposé au Journal Officiel», assure Jean-Marc Golberg.


Christian GOUEROU.
Ouest-France
du mardi 4 septembre 2007


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