Juin 08 16

Version imprimable Ouest-France Lorient. Lafarge "il faudrait ouvrir Lanester en 2009

Extrait de l'article du 14/06/2008


Revue de presse

Construire des logements "LAFARGE" face à une mer morte n'aura pas d'avenir bien longtemps
. 30 ans de destruction de 80 % des espèces présentes dans l'écosystème, avant le début de l'extraction, pour les remplacer par des espèces oportunistes, 37 ans après, n'est rien d'autre qu'une catastrophe écologique dans une zone côtière qui ne doit qu'au lobyhing du même Lafarge de ne ne pas être incluse dans la zone d'extension Natura 2000 proposée par le représentant de l'Etat.

Le 29/08/2008 Ouest-France publie un article "correctif" demandé par Michel Desprez biologiste : "Précisions après la visite du terminal sablier de Brest"

 

Ouest-France

Jean-Marc Golberg, PDG de Lafarge : «Il faudrait ouvrir Lanester en 2009»



Sable marin photo Ouest-France
samedi 14 juin 2008 Le cimentier Lafarge est bien déterminé : «Si nous prouvons que nous pouvons extraire sans risque écologique, cela serait une hérésie de ne pas le faire », remarque un dirigeant.

Jean-Marc Golberg, PDG de Lafarge Granulats Ouest
 : «C'est une rencontre autour du André L, du site d'exploitation sablier, avec une présentation d'étude qui est un exemple de méthodologie pour un suivi d'extraction. Si nous exploitons le site de Lorient, nous demanderons un permis d'exploiter pour 600 000 tonnes avec le groupe GSM. Cela fera donc 300 000 tonnes de sable pour Lafarge. Ce qui ne nous permettra pas d'alimenter en totalité les sites de Brest et du Rohu à Lanester.

«Pour ce qui est du site de Lanester, oui, nous sommes pressés. Car depuis que nous avons fermé la carrière de Pleugriffet, nous avons tiré sur celle de Radenac. Il ne nous reste plus que 18 mois d'exploitation à Radenac. Or nous avons besoin de 8 à 10 mois de travaux au Rohu avant de pouvoir exploiter. J'espère avoir un permis de construire en bonne et due forme dans les quinze jours qui viennent. Il nous faudrait ouvrir à Lanester courant 2009. Ce site sera complètement «capoté» dans la partie criblage et broyage afin d'atténuer les bruits.»

Michel Desprez, biologiste
: «Si on veut diminuer l'impact de l'extraction, il faut rester dans une intensité d'extraction d'une à deux heures par an à l'hectare. Ce qui fait environ 1 250 m3 de sable.»

Peut-on parler d'un syndrome «Plogoff» ?
Oui, répond le sous-préfet, André Horel. «Nous avons bien vu au moment de la manifestation du Peuple des dunes à Erdeven que beaucoup de choses anciennes faisaient écho : le projet de centrale nucléaire d'Erdeven dans les années 1970 ou l'exploitation du sable sur le trait de côte par les Allemands.

«Comment passer de cet écho historique à une analyse plus objective du projet : là est la question de Lafarge. Mais ce n'est pas l'affaire de l'État. Notre rôle est d'instruire la demande de PER.

«Au comité de suivi de septembre, nous présenterons l'étude de Yves Lebahy, professeur agrégé de géographie, et membre du Peuple des dunes.»

Jean-Louis Guédeu, Umivem
: «Cette visite à Brest confirme les certitudes de Lafarge face aux doutes de la population. La visite est très bien faite. C'est très habile. Ils font leur métier... Christophe Verhague, directeur des opérations maritimes de Lafarge, m'a confirmé que si la société avait le moindre doute de risque sur l'environnement, elle ne demanderait pas le permis d'exploiter. J'en prends note. Lafarge domine totalement le PER, même vis-à-vis de l'autorité publique. Lafarge veut aller jusqu'au bout. Mais le Peuple des dunes aussi. Quelle sera l'issue ? Il faudrait que l'État fasse encore une autre expertise indépendante, in fine.»

Jean-Pierre Allot, Eau et rivières
: «Nous venons nous informer. Si un jour nous faisons un recours contre Lafarge, il est important de savoir de quoi on parle.»

Ouest-France
Lorient le 14/06/2008


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